Le vigneron commence par la taille. Celle-ci consiste à couper les sarments, rameaux de la vigne devenus bois, pour donner une forme au cep et pour régler sa charge. Les sarments qui restent porteront les nouveaux rameaux et la nouvelle récolte. La taille permet déjà de contrôler la récolte de l'année.

Au printemps, le sol se réchauffe et la sève monte dans le cep ; on dit que la vigne pleure ; on peut d'ailleurs apercevoir des gouttelettes d'eau perler à l'endroit où le sarment a été coupé.

Durant cette période, le vigneron entretient les échalas, les armatures, les fils de fer, aiguise les cisailles et prépare la pompe à sulfater.

« La commune de Conthey, soucieuse de protéger efficacement les eaux souterraines des résidus toxiques a construit une station de lavage pilote ; ainsi les résidus toxiques sont dirigés vers des usines spécialisée. »

C'est aussi le moment propice pour apporter à la vigne les éléments nutritifs en tenant compte de l'analyse du sol. L'analyse du sol en laboratoire nous renseigne sur sa texture, son contenu en éléments nutritifs, son taux d'acidité et sa teneur en matière organique. C'est à partir de ces résultats et des exigences du cépage choisi que l'on détermine les quantités de fertilisants à apporter à la vigne.

 

 

Les jours se suivent et la saison avance. La température s'élève et réchauffe le cep ; c'est à ce moment que naissent les premiers bourgeons.

Lorsque l'enveloppe protectrice des bourgeons s'ouvre on dit que la vigne débourre. On peut voir apparaître les premières grappes et les premières feuilles.

Entre mai et juin, on ébourgeonne, cela signifie que l'on supprime les pousses en surnombre, on enlève les pousses les plus faibles pour ne laisser que les plus développées, les plus fortes.

Cette étape importante permet également de contrôler la récolte.

A la fin du printemps apparaissent les fleurs, on assiste alors à la nouaison, transformation de la fleur en fruit. La floraison, en juin, a besoins d'une météo clémente. Le mauvais temps peut compromettre la fécondation, on parle alors de coulure car les baies ne se développent pas ou mal.

 

 

Plusieurs activités ponctuent cette période : les attaches, les effeuilles, le cisaillage et le sulfatage. Comme on le voit, il s'agit d'une période animée.

Les attaches consistent à rassembler les tiges du cep autour de l'échalas pour éviter de les laisser traîner sur le sol et permettre ainsi un déplacement facile du vigneron dans les lignes.

Les effeuilles se pratiquent en supprimant les pousses appelés entre jets, entre la feuille et la tige. Cela permet à la récolte qui se développe de recevoir plus de lumière.

Avec le cisaillage, on coupe les tiges au-dessus de l'échalas pour permettre à nouveau aux rayons du soleil de réchauffer les grappes.

Enfin, pour lutter contre certains parasites on utilise deux méthodes ; la première consiste à utiliser des produits chimiques et la deuxième à lutter biologiquement. La lutte biologique consiste à utiliser les prédateurs naturels des insectes pour les éliminer ou du moins réduire leur nombre. Un exemple qui se développe est celui de la coccinelle que l'on peut acheter par correspondance et qui se chargent de dévorer les pucerons. On parle à ce moment d'une viticulture respectueuse de l'environnement.

La lutte contre le ver de la grappe consiste à placer dans les vignes des diffuseurs d'odeurs femelles. Les papillons mâles, sentant l'odeur des papillons femelles partout, n'arrivent plus à les localiser et l'accouplement ne peut avoir lieu, on parle alors de confusion sexuelle.

Une autre lutte biologique : le combat contre l'araignée rouge ; elle consiste à introduire sur la vigne le typhlodrome, son prédateur. Le typhlodrome : Les adultes sont visibles à l'il nu ( 0,5 mm ). Ils ont une forme de poire, de goutte d'eau ; de couleur jaune à translucide à jeun, ils peuvent se colorer en rouge après un repas. En viticulture on les utilise pour réguler les populations d'acariens rouges ou jaunes. Ils portent alors le nom de typhlodrome de protection

A la fin de l'été c'est la véraison, la couleur du raisin tourne en prenant petit à petit sa vraie couleur ; c'est le début de la maturation des grappes.

 

 

Les vendanges

La mécanisation étant limitée, le vigneron valaisan doit en payer le prix. L'aménagement des terrasses, la construction et l'entretien des murs et des escaliers qui les relient, tout cela a un prix.

Il faut beaucoup de volonté pour planter des ceps sur les coteaux du Valais, inclinée jusqu'à 60 voire 70%.

La nouvelle génération des vignerons valaisans se met au service d'une viticulture de qualité.

Les parchets de vignes sur les coteaux sont principalement cultivés en banquettes qui suivent les courbes de niveau. Ce système combat l'érosion et facilite les nombreux travaux.

Les réserves de sucre se trouvant dans les bois du cep, plus les vignes seront pourvues de bois, meilleures sera la production. Le vigneron valaisan sait que le choix du cépage dépend des caractéristiques du sol, de l'altitude et de l'exposition de son vignoble.

C'est en général à la fin du mois de septembre que débutent les vendanges. Elles se poursuivent jusqu'à la fin octobre et jusqu'en décembre pour la malvoisie flétrie sur souche qui est un vin sur maturé, doux et sucré.

Avant d'amener les raisins, on mesure la richesse en sucre du raisin à l'aide d'un réfractomètre. On parle alors de sondage. Chez nous les vendanges se font entièrement à la main, c'est pourquoi les frais de culture dépendent largement de la main d'uvre vigneronne.

Arrivé à la cave, le raisin est pesé puis broyé. Les contrôles officiels sont obligatoires. Les contrôleurs déterminent le poids et le sondage de la récolte.

« En signant la Charte de la Confrérie St.- Théodule et de l'Association Suisse des Vignerons-Encaveurs, les caves se sont engagées à vinifier uniquement leur propre production et à renoncer au droit de coupage. »

« Pour avoir droit à l'appellation d'origine contrôlée (AOC) les vins doivent satisfaire à plusieurs critères comme le rendement en sucre, le rendement maximal selon le cépage et le lieu de production.

Les vins AOC sont soumis régulièrement à des contrôles analytiques et gustatifs. »

Une fois tout le travail effectué, le vigneron passe à la vinification, ensemble d'opérations qui transforment le raisin en vin.

 


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