Paléolithique ancien environ – 1 million / -100 000

Paléolithique -100 000 / -9500

Mésolithique -9500 / -5500

Néolithique -5500 / -2200

Age du bronze -2200 / -800

Age du fer -800 / -15

Epoque romaine -15 / +476

 

Paléolithique

-32000 Découvertes, dans la région de Tannay dans le Chablais valaisan un petit abri sous roche à 1800 m d'altitude, de quelques ossements et de quelques éclats de silex.

Dans les Alpes l'érosion a vraisemblablement effacé toute trace humaine antérieure à la dernière glaciation.

-13000 La grotte du Scex du Châtelard près de Villeneuve a livré quelques vestiges de cette époque.

Mésolithique

-7500 Des foyers ont été trouvés au pied du Cervin.

Ce sont des pasteurs du sud des alpes qui ont amené les techniques agricoles.

L'élevage et l'agriculture prennent progressivement le pas sur la chasse et la cueillette vers le VIe millénaire. La découverte de l'abri de Châble-Croix près de Vionnaz à 400 m d'altitude nous fait penser à la vie d'une petite communauté.

Néolithique

-4800 / -3300

Les habitats s'échelonnent de brigue au Chablais et les territoires au-dessus de 1000m semble délaissés. L'agriculture à cette époque est itinérante (brûlis). Les motifs observés en Valais (sépultures – coffres – objets…) confirment que les communautés de l'Arc Alpin partagent des croyances similaires.

-3300 / -2200

Des changements climatiques entraînent une crise économique qui oblige la population à abandonner les rives des lacs. Sans stratégies de réserves alimentaires la population ne peut survivre à plusieurs années de disette.

Des vestiges ont été mis à jour : nécropoles à Glis, les premiers dolmens de la nécrople du Petit-Chasseur à Sion.

A la fin du Néolithique la culture de saint-Léonard est bien représentée à Sion. On peut aussi parler de la culture de Pfyn qui connaissait déjà la métallurgie du cuivre.

On découvre les premiers pollens de céréales dans un premier habitat à Montorge et dans un second sur la colline de Tourbillon (culture de froment et de l'amidonnier).

Age du bronze.

Dès 2200 avant J.-C, différentes traces de cet âge ont été découverts dans toute la vallée du Haut-Rhône.

Les communautés de la culture de Pfyn pratiquent le cuivre à l'arsenic. 3000 avant J.-C la métallurgie du bronze se diffuse vers la Suisse. Le Valais devient l'un des pôles du développement de cette nouvelle technologie.

Quelques habitats importants de cette période : Tourbillon – Saint-Léonard – colline du Château près de Vex – site de Sembrancher – au pied de la colline du Château d'Ayent – la nécropole du hameau des Places…

On assiste à une meilleure répartition des taches due à l'extraction et à la production de métal.

Deuxième millénaire : construction de refuges parfois fortifiés implantés sur des éminences escarpées. La transhumance est maintenue et les échanges augmentent par les cols alpins.

On parle d'une culture du Rhône, de civilisation du Valais.

Age du fer

Dès le IVe siècle avant J.-C quatre tribus celtes se partagent la région : Les Nantuates à Monthey, les Véragres à Martigny, les Sédunes à Sion et les Ubères dans le Haut-Valais.

Les agglomérations sont fondées directement sur les voies de passage. Une nouvelle bourgade se développe à l'emplacement actuel de Massongex. Plusieurs sites fortifiés sont implantés sur des collines d'accès très difficile.

Epoque romaine de 15 avant J.-C jusqu'à +476

-57 Jules César tente d'occuper Martigny clé de l'accès au col du Grand-Saint-Bernard.

-15 L'empereur Auguste incorpore la région, les quatre cités valaisannes à l'empire romain.

Les Romains mènent une intégration en douceur pour asseoir leur autorité. Des inscriptions, en l'honneur de l'empereur Auguste, témoignent d'une romanisation rapide des notables à qui il procure beaucoup d'avantages.

La voie du Grand-Saint-Bernard est une voie stratégique.

Loin des conflits, le Valais connaît une période de grande prospérité (La pax romana).

L'ensemble du territoire est administré sur le modèle de Rome. Les agglomérations les plus connues se situent en plaine (Martigny – Massongex et Sion).

Le pied des coteaux, sur la rive droite du Rhône, étaient les plus occupés ( Saillon – Ardon et Conthey).

La population d'origine celte se romanise à des degrés divers en fonction de leur lieu de résidence, de leur statut social ou de leurs activités. On ne peut pas parler de colonisation romaine en Valais.

Les Valaisans vivent de revenus du transit des marchandises ; ils pratiquent différents métiers tels que guide, porteur ou aubergiste ; ils entretiennent les routes et en hiver balisent les tracés…

On cultive des céréales, orge, avoine, épeautre, millet,…

Les Romains introduisent le châtaignier et le noyer. L'élevage s'intensifie au contact de la civilisation romaine et peuvent s'approvisionner en produits provenant des quatre coins de l'Empire (vin, huile, sauce, céramiques, verres, étoffes et épices).

La voie rhodanienne prend le pas sur les voies transalpines.

Dans la construction des villes apparaît l'usage du mortier ; en dehors du noyau urbain on continue à utiliser le bois et la terre.

Martigny devient une ville de culture (étude, perfectionnement de la langue latine dont la pratique se répand).

Les Romains n'admettent pas des lieux de culte au centre de leurs villes surtout lorsqu'il s'agit de divinités indigènes.

Vers 275-277 les Allamans sont arrêtés à Saint-Maurice, ce qui procure au Valais quelques décennies de tranquillité.

Vers 303, la légion thébaine est massacrée à Agaune (l'actuelle Saint-Maurice) pour avoir refusé de renier le christianisme.

Au IVe siècle, le premier évêque du Valais, Théodore exhuma les restes des martyrs et y créa une basilique.

A partir de IIIe siècle, c'est la fin de la domination romaine et l'on assiste à un ralentissement des travaux de construction et l'axe international du Grand-Saint-Bernard devient moins important.

Faute de moyens financiers, on revient à l'autarcie et les terres sont partagées avec les nouveaux maîtres, les Burgondes.